4 questions à Antoine Mouton
Mathilde ToulotAntoine écrit des poèmes et des romans, il a publié près d’une dizaine d’ouvrages depuis son premier recueil Au nord tes parents paru aux éditions de La Dragonne en 2004. Il est également photographe. Il mélange ces deux pratiques en 2020 avec Poser Problème aux éditions de la Contre-Allée, et publie en juin 2025, toujours chez ce même éditeur, Nom d'un animal, fruit de ses questionnements sur le travail.
Qu'avez-vous ressenti quand Mathilde Toulot vous a proposé d'écrire des poèmes pour les nouveau-nés ?
Une joie, parce que la question de l'adresse est très importante pour moi dans ma pratique d'écrivain, et je n'avais jamais imaginé pouvoir m'adresser aux nouveau-nés (aux fantômes, aux animaux, aux montagnes, à des dieux et des déesses, oui, mais jamais aux nouveau-nés).
Comment s'est passée l'écriture des poèmes ?
Le premier poème est arrivé sans trop y croire, véritablement sur un coin de table. Je me préparais à partir de chez moi pour un rendez-vous, j'étais en anorak, le sac sur le dos, et une phrase est venue. Je l'ai notée, puis une autre, puis une autre. Et j'ai été en retard au rendez-vous.
Le deuxième, après avoir relu le premier, comme la réponse ou l'écho.
Depuis où et à qui avez-vous parlé ?
Je me suis demandé quels sons, quels rythmes, quelle voix donne un poème. J'ai fait le voeu de la plus grande douceur possible.
Quel était le message le plus important à transmettre pour vous ?
Celui de la relation.
Je voulais que le poème soit l'esquisse d'une relation : je dis, tu entends, et nous ressentons quelque chose. Les mots ouvrent un espace commun.